Aller au contenu
BizconnectAfrique
Portrait / AnalysePortraits d'entrepreneursLeadership & Entrepreneuriat

Koné Daouda Soukpafolo : du coton au pagne, le pari de l'intégration textile

Par Publié le 1 min de lecture

En prenant le contrôle d'Uniwax, le patron de la Compagnie ivoirienne de coton (COIC) relie deux maillons longtemps séparés de l'économie ivoirienne: la fibre produite dans le nord et le pagne imprimé à Abidjan.

Un entrepreneur de la filière coton

Koné Daouda Soukpafolo dirige la Compagnie ivoirienne de coton, créée en 2006, devenue l'un des principaux acteurs de la filière cotonnière du pays, avec des activités de production et d'égrenage dans le nord. Les médias économiques le décrivent comme un homme d'affaires dont le parcours l'a mené successivement vers la finance, l'énergie et le coton, avant l'industrie textile.

Uniwax, un fleuron à relancer

Installée à Yopougon depuis la fin des années 1960 et cotée à la BRVM, Uniwax est l'un des noms historiques du textile ivoirien, spécialisé dans le pagne wax. En février 2026, l'entreprise a annoncé un accord de cession avec la COIC. Une fois les autorisations obtenues, la COIC est devenue l'actionnaire majoritaire avec 72,29 % du capital, soit 15 millions d'actions. Selon Sika Finance, la participation a été acquise pour un franc symbolique.

Koné Daouda Soukpafolo a indiqué vouloir participer directement à la gouvernance d'Uniwax dans les douze mois suivant l'opération.

L'intégration verticale comme stratégie

L'intérêt du rapprochement est industriel: relier la production de coton à la fabrication de tissus imprimés permet, à terme, de transformer davantage la fibre ivoirienne sur place et de sécuriser l'approvisionnement de l'usine. Le secteur textile ouest-africain fait face à des concurrences sévères, entre importations à bas prix, contrefaçons et coût de l'énergie.

Les enseignements

Ce parcours illustre une forme d'entrepreneuriat africain fondée sur la maîtrise d'une filière de bout en bout. Le pari reste exigeant: redresser une marque historique, moderniser l'outil industriel et faire du « made in Côte d'Ivoire » un argument commercial durable.

Note éditoriale: portrait et analyse rédigés à partir d'informations publiques. Ce texte ne constitue pas une interview.

Sources et références

Les sources externes sont citées à titre de référence ; leurs textes et images restent la propriété de leurs auteurs.