La campagne café-cacao 2026-2027 en Côte d’Ivoire s’accompagne d’une accélération de la traçabilité des fèves. Lors d’une rencontre organisée à Daloa début octobre, les autorités de la filière ont rappelé les exigences relatives à l’identification des producteurs, à la cartographie des plantations et au respect des prix officiels.
La réforme s’appuie notamment sur la carte du producteur, les terminaux de paiement électronique et des outils de suivi des transactions. L’objectif est de mieux documenter le parcours du cacao, depuis la plantation jusqu’aux circuits commerciaux.
Cette évolution répond à une double nécessité: améliorer la transparence de la filière et préparer les opérateurs aux exigences croissantes des marchés internationaux en matière d’origine et de durabilité. Elle crée aussi des besoins concrets en formation, équipement, assistance technique et qualité des données.
Pour les coopératives, le numérique ne sera utile que si les outils fonctionnent dans les conditions du terrain: connectivité parfois limitée, diversité des compétences et nécessité d’un accompagnement continu. Les petites structures risquent autrement de subir des coûts d’adaptation plus importants.
Enjeu business: les prestataires de solutions agricoles, de cartographie, de formation et de paiement disposent d’un terrain d’innovation, à condition de concevoir des outils accessibles et interopérables.